09.10.2009

ILS CONJUGUENT ÉCOLE ET PROMESSES D'AVENIR

Au Burkina Faso, seule la moitié des enfants de 7 à 14 ans vont à l’école et les filles y sont très peu nombreuses. 
Seulement 58 % des enfants burkinabés vont à l’école primaire, à peine 19 % peuvent suivre les cours du premier cycle de l’enseignement secondaire, 17 % des enfants réussissent à terminer leurs études secondaires et à peine 1 % des Burkinabés atteignent le niveau universitaire.
Le taux d’analphabétisme au Burkina Faso est de l’ordre de 80 %. Les écoles fréquentées sont souvent débordées, avec des classes dépassant régulièrement les 100 élèves. Prévues pour 2 élèves, les tables servent, en fait, à 4 ou 5 enfants en même temps, dans certaines classes les enfants sont assis par terre.

DISTRIBUTION FOURNITURES OCT 08 2.jpeg
Dans ces conditions, les enfants qui fréquentent l'école se savent privilégiés. Ils expriment leur reconnaissance envers leurs familles pour lesquelles le paiement de la scolarité représente un sacrifice : l'école au Burkina Faso est à la fois obligatoire et payante !

ECOLE SILGA 1 bis.JPG
ECOLE SILGA 2.JPG
Dans la pénombre des salles de classe règne une ambiance extraordinaire.
ECOLE DAPELGO 08 1.jpg
Les élèves sont studieux, disciplinés, attentifs et avides de savoir. Ils sont tout vibrants de bonheur d'apprendre et d'attachement à leurs instituteurs.
ECOLE DAPELGO 8.JPG
ECOLE DAPELGO 9.JPG

ECOLE DE ZONGO 8 bis.JPEG

Ces efforts valent nos gestes réguliers de solidarité, n'est-ce pas ?

02.10.2009

LEURS ENFANTS NE SONT PAS EXIGEANTS

Depuis que nous avons lancé la collecte en vue de la création d'une cantine pour les enfants de Zongo, des questions nous arrivent. Vous nous demandez des informations sur leurs conditions de vie. Nous en avions parlé en 2008 et il est bien de vous retransmettre nos impressions et souvenirs de voyage.

Leurs enfants ne revendiquent rien, ils apprennent très tôt à patienter sans pleurer et à prendre poliment ce qu'on leur donne....

Puisque nous intervenons dans des quartiers défavorisés, nous ne rencontrons que des enfants qui se contentent de petits riens.

Pour jouer :

 AQUOI JOUENT ILS 2.jpeg
A QUOI ILS JOUENT 6.jpeg
A QUOI JOUENT ILS 3.jpeg
 A QUOI ILS JOUENT 8.jpeg

A QUOI ILS JOUENT 10.jpeg
Pour dormir :
P1050359.JPG

Pour manger :

P1050327.JPG

Une cantine, c'est de quoi manger et c'est tout !

54 CANTINE DAPELGO.jpg
55 CANTINE DAPELGO.jpg
A QUOI JOUENT-ILS 7.jpeg

Les moindres témoignages d'intérêt ou d'affection les font rayonner ! Nous pensons que dans ce domaine les nôtres auraient à apprendre ... Nous n'y sommes pas pour rien !

07.08.2009

OBJETS INANIMÉS...

Ces célèbres ateliers abritent mieux que des artisans, de véritables artistes reconnus internationalement. ils entretiennent la légende des bronziers de Ouagadougou : les meilleurs d'Afrique de l'ouest depuis le XI ème siècle
04500227.JPG
04500228.JPG
04500236 bis.JPG
04500234 bis.JPG
04500233.JPG
04500235.JPG
P5011520 bis.JPG
P1050165 bis.JPG
P1050166 bis.JPG
Au fil de nos séjours, nous débusquons des merveilles qui attirent les passants lors des festivals, foires et marchés où nous exposons l'artisanat ramené de là-bas. Nombreux sont les esthètes qui, séduits par leur beauté font l'effort financier de les acquérir. La création d'un bronze requiert, pour une pièce moyenne, une journée de travail et le prix des pièces représente de 15 jours à plusieurs mois de travail d'un Burkinabé.

Acheteurs au pas, ces bronzes ne laissent jamais indifférent !
FEMME A LA DABA.jpg
MATERNITE.jpg
LECTRICE.jpg
Baobab.jpg
La-Maternite-assise.jpg
BRONZES AFRICAJARC 2.jpg

DON DE L'EAU AFRICAJARC.jpg

Vous trouverez une fiche technique sur le site d'un de nos partenaires http://www.fasoarts.kingeshop.com/Technique--LA-FONTE-DU-....
Serge Daumas s'occupe des formalités d'importation de la plupart de nos pièces. Touché par notre travail associatif, il nous laisse nos plus belles pièces en dépôt depuis 2006. Ainsi, les fonds de l'association ne sont pas immobilisés et peuvent être investis sur le terrain. 

31.07.2009

MÈRES ...

"Je voudrais rendre hommage à toutes ces femmes simples, vaillantes, serviables et bienveillantes. Toutes ces femmes d'une société et d'une culture qui oublient de les considérer et de les valoriser. Ces femmes obscures, oubliées et secrètes mais qui portent en elles la semence de vie et qui travaillent avec abnégation pour nourrir leur famille ! "

P5031570. BIS.JPG

P1040953.JPG
P5011499 bis.JPG

08530115 bis.JPG
Faso_035 bis.JPG

P1050234.JPG
Vos fils et vos filles gardent pudiquement et à jamais au profond de leurs coeurs les témoignages quotidiens de votre amour. "
Jean-Marc Bruel

13.07.2009

LOGÉS CHEZ L'HABITANT...

Lors de nos derniers voyages, le choix de séjourner dans les centres d'hébergement pour Européens (associatifs, humanitaires, coopérants, missionnaires etc), nous soustrayait des vraies rencontres avec les Burkina Bè.

Logés cette année chez Elisa, enseignante en français au Centre d'alphabétisation de Zongo, locataire d'un trois pièces dans une cour de la municipalité de Boulmiougou, à la périphérie de Ouagadougou, nous avons découvert la vie des Ouagalais ordinaires.
P4231230.JPG
P4231220.JPG

Une cour avec un seul robinet d'eau pour plusieurs logements et un puits pour la "douche" et l'entretien du linge.

P4231221.JPG

P4231120.JPG

P4231121.JPG

La vie du "jeune couple d'à côté". Kadi et la petite Yasmine qui s'épanouit au fil des jours, choyée par les siens.

P1050064.JPG

P1050372 ter.JPG

P1050023.JPG

P1050021.JPG

P1040917.JPG

P1040918.JPG

P1040919.JPG

P1040921.JPG

P1050016.JPG

P1050015.JPG

P1050504.JPG

La vie d'une maîtresse de maison burkinabé après son travail.

COURS FRANCAIS CBZ 1.jpeg

COURS FRANCAIS CBZ 2.jpeg

P1050506.JPG

P1050447.JPG

P1050448.JPG

P1050449.JPG

Les amis du soir "à la fraîche"...

P1050274.JPG

P1050503 ter.JPG

P1050456.JPG

P1050510.JPG

Les petits matins avec Marie, orpheline de 6 ans parrainée par l'association.

P4291353 bis.JPG

P4291354 bis.JPG

Les dizaines de petits métiers payés quelques dizaines de Francs CFA.

P4301492.JPG

La réparation de la fuite du réchaud à gaz : 2000 Francs CFA (3 €)

P4291356.JPG

Une paire de tongs neuves pour Marie : 600 Francs CFA (90 centimes d'Euro).

P4271271 bis.JPG

Madeleine qui lave le linge dans les familles pour 25 Francs CFA pièce (4 centimes d'Euro).

08530116 bis.JPG

Le repassage dans le voisinage à 50 Francs CFA pièce (8 centimes d'Euro).

P4281329.JPG

Une mangue proposée devant une cour entre 40 et 75 francs CFA (entre 6 et 13 centimes d'Euro), un sac d'arachides 120 francs CFA (22 centimes d'Euro).

P5041636.JPG

Le petit-dejeuner, bouillie et gâteau de céréales :150 Francs CFA (25 centimes d'Euro).

P1040949.JPG

Une brique en banco séchée au soleil de 60 à 75 Francs CFA (entre 10 et 13 centimes d'euro).

 

Les spécialistes appellent ça, une économie de survie.... Il nous reste le souvenir de cette grande ville-ruche qu'est Ouagadougou :  chacun s'affaire et se bat pour assurer un quotidien décent à sa famille.

P5051775 bis.JPG

29.12.2008

SOUVENIR DES NOËLS LÀ-BAS ....

A Ouagadougou, dès les premiers jours des vacances de Noël, les enfants de 6 à 15 ans vont rivaliser d'adresse, d'inspiration, d'inventivité pour construire la crèche de Noël de leur famille. Ces petits édifices dont certains dépassent la taille des enfants sont réalisés dans la rue, devant les cours familiales.

Architectes en herbe, les enfants utilisent le banko (terre crue) comme ils ont vu faire leurs parents pour la construction des maisons. Le gros œuvre achevé, ces jeunes laissent aller leur imagination : ces petits monuments sont peints et ornementés de façon étonnante.

Le jour de Noël, les crèches resplendissent sous le soleil. Les familles, les voisins, les amis admirent les chefs d’œuvre et encouragent et remercient les enfants par des petits cadeaux. Les petits créateurs de beauté donnent un air de fête inoubliable à l'environnement des banlieues les plus pauvres.

p1010563.jpg

CRECHE 5.JPG
CRECHE 6.JPG
CRECHE 1.JPG
CRECHE 2.JPG
p1010373.jpg
p1010468.jpg
CRECHE 4.JPG
Cette crêche qui porte un verset du Coran symbolise l'harmonie qui règne entre les différentes religions au Burkina Faso.

18.12.2008

A QUOI JOUENT-ILS ?

A des années lumières ......
du premier hyper aux jouets,
les enfants de là-bas s'amusent avec rien.
DSC01175.JPG
A QUOI ILS JOUENT 6.jpeg
A QUOI ILS JOUENT 10.jpeg
AQUOI JOUENT ILS 2.jpeg
A QUOI ILS JOUENT 8.jpeg
Ou avec l'eau de pluie qui elle est précieuse !
08530137.JPG
Parfois on croise une fillette qui joue à la poupée ....
A QUOI JOUENT ILS 4.jpeg
Souvent aussi hélas, ils ou plutôt elles jouent en travaillant ....
A QUOI JOUENT-ILS 9.jpeg
Et tampis pour nos chères "têtes blondes",
la beauté de leurs rires ne semble pas dépendre
de la précarité ambiante, n'est-ce pas ?

11.12.2008

HANDICAPÉ(E)S AU BURKINA FASO

ILS ONT EU LA POLIO PENDANT LEUR ENFANCE....
Quand leur handicap est survenu, ils n'ont pas eu l'opportunité de bénéficier d'une rééducation adaptée ni de l'apprentissage progressif et accompagné de l'autonomie comme leurs frères européens. La vie déjà pas simple pour leurs concitoyens est devenue singulièrement rude et compliquée pour eux.
Là-bas, les personnes à mobilité réduite se débrouillent comme elles peuvent ou pas du tout et ça n'intéresse pas grand monde : chacun est trop occupé par sa survie personnelle et celle de sa famille.

TRAVAILLEUR HANDICAPE DE LA CATHEDRALE.JPEG
WEND LA MITA PASCAL.JPEG
MAMOUROU 1.JPEG

WEND LA MITA 1 JUIN 2008.jpeg
WEND LA MITA 23.JPEG
WEND LA MITA 14.JPEG
MONIQUE A GOUNGHIN 1.JPEG

AU FIL DU BLOG, NOUS EVOQUONS RÉGULIÈREMENT LES PROBLÈMES DES PERSONNES A MOBILITÉ RÉDUITE ET VOUS LEUR AVEZ TÉMOIGNÉ VOTRE SOLIDARITÉ CHAQUE FOIS QUE NOUS AVONS FAIT APPEL À VOUS.

20.11.2008

EN CETTE JOURNÉE INTERNATIONALE EN FAVEUR DES DROITS DES ENFANTS NOTRE ASSOCIATION PREND PARTI

D'ICI NOUS N'IMAGINONS PAS LE POIDS DE LA TRADITION

et nous évaluons mal la fragilité de ces fillettes, l'apprentissage de la soumission, de la discrétion et du silence auquel elles sont soumises dès leur plus tendre enfance.

PETITES FILLES DE ZONGO NOV 08 1.JPEG
PETITES FILLES DE ZONGO NOV 08 2.JPEG

PETITE NOUNOU.jpg

NOUS APPRENONS AUX MÈRES A RELEVER
LA TÊTE ET A EXPRIMER LEUR PROPRE
VISION DE L'AVENIR POUR PROTÉGER
LES PETITES FILLES.

FEMME DE ZONGO NOV 08.JPG

Faso_101.JPG

Des intervenants bénévoles viennent leur parler de sujets souvent tabous : les ravages que font le VIH, l'excision, les mariages forcés et précoces, les grossesses répétées et non désirées....

Les salariés du centre d'alphabétisation relaient ces informations et aident au cheminement de ces idées dans l'esprit de ces mères et de leurs maris chaque fois qu'ils se déplacent !

12.11.2008

GERMAINE NIKIEMA SE BAT POUR LA CONDITION DE LA FEMME

GERMAINE CONFERENCE DE PRESSE 4.jpeg

GERMAINE NIKIEMA, ENSEIGNANTE

A OUAGADOUGOU AGEE DE 40 ANS, SE BAT

POUR LES FEMMES ET LES ENFANTS DE SON PAYS.

Le stage de pédagogie du français que Germaine a commencé en septembre, tire à sa fin. Avant de rentrer dans son pays, elle tient quatre conférences dans divers points de l'Aveyron, autant de cris d'alerte et d'appels à la solidarité.

"La situation économique, sociale, politique et culturelle reste encore marquée par des inégalités hommes et femmes. Les hommes restent les décideurs, ils maintiennent la femme dans un statut de quasi esclave. Prise entre les lois et les traditions, son émancipation ne peut venir que par une indépendance économique et le droit à l'instruction".

P1030254.JPG
"J'ai connu" explique-t-elle "la détresse d'être une jeune veuve et de me trouver démunie. Etre une femme sans mari en Afrique, c'est ne plus exister. A la mort de mon mari il y a 10 ans et 8 mois, on m'a tout enlevé, c'était mourir ou me lever pour me battre pour mon fils de 4 ans et moi-même. Je m'en suis sortie et depuis j'ai crée une association pour l'éveil des femmes et des enfants vulnérables et pour l'éveil et le changement des mentalités. Je milite avec un groupe de femmes et de professionnels de la santé pour le planning familial, en équipes nous nous rendons jusque dans les petits villages de brousse.
MAMAN 3.JPG

La loi fondamentale consacre l'égalité entre homme et femme et les textes juridiques en font la promotion. Malgré tout on observe encore la prééminence des règles et pratiques coutumières dans la vie de la femme burkinabé qui reste sous la tutelle de l'homme.

Il existe au Burkina Faso les lois appropriées au niveau régional, national et international qui constituent des cadres favorables à l'épanouissement de la femme tels que la réorganisation agraire et foncière, le code des personnes et de la famille, la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard de la femme, la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples. On relève des insuffisances et des inégalités dans l'application de ces cadres juridiques du fait du niveau élevé de l'analphabétisme qui touchait en 2003 87,5 % des femmes et du déficit d'information sur certaines pratiques de violence diverses dont elles sont victimes. Ces violences faites aux femmes sont le mariage forcé ou précoce, le harcèlement sexuel, le viol conjugal, le bannissement total de la famille et de la communauté pour faits de sorcellerie dont sont victimes les femmes isolées dans les villages appelées "mangeuses d'âmes"."

L'excision reste une pratique courante. Germaine et ses amies militantes estiment qu'entre 75 et 80 % des femmes de plus de 30 ans sont excisées. Il y a quelques jours encore à Ouagadougou une petite fille en est morte. L'exciseuse a été emprisonnée et ses parents ont été condamnés à une forte amende. "Sur un plan sanitaire des efforts ont été faits mais le combat est titanesque pour libérer les petites filles de cette pratique rétrograde inhumaine qui affecte leur état physique, moral et mental. On considère que l'excision pratiquée par de vieilles femmes est commanditée par les hommes et ce malgré l'implication des chefs religieux et de certaines autorités coutumières.

Il est observé un taux de prévalence du VIH sida plus élevé chez la femme que chez l'homme. La polygamie, autorisée par la loi favorise la propagation du VIH et les Infections Sexuellement Transmissibles. Pour ce fait des actions tous azimuts sont menées pour sensibiliser la femme dans la prise en main de sa sexualité et le contrôle des naissances.

En conclusion, je rappelle les grandes orientations pour la promotion de la femme. Il y a six programmes d'actions prioritaires pour promouvoir la condition de la femme.

 

ACTIVE 1 LEVEE AU PETIT JOUR OUAGA.JPEG
  1. L'amélioration du statut social et juridique de la femme.
  2. La promotion de l'accès des femmes aux sphères de décision.
  3. La promotion de la santé de la mère et de l'enfant.
  4. La réduction  de la pauvreté des femmes par l'octroi de micro crédits.
  5. L'arrêt total de la discrimination et des violences faites aux femmes.
  6. La scolarisation des filles.

La finalité de ces plans d'actions est d'une part de mieux organiser les différentes interventions et de créer une synergie entre elles et d'autre part de les rendre plus visibles publiquement concourant à l'amélioration du statut social de la femme.

 

GARDIENNES D'ENFANTS.JPEG

Enfin, je voudrais arriver avec toutes les autres femmes qui oeuvrent pour l'émancipation de la femme à changer les mentalités en alphabétisant les petites filles car c'est à l'école que l'on pourra atteindre nos objectifs, malheureusement les filles sont moins scolarisées même si l'école est obligatoire jusqu'à 16 ans.

Je lance un cri d'appel, de coeur pour tous les partenaires au développement et pour toutes les bonnes volontés à faire un geste humanitaire envers les associations qui améliorent la vie de mes compatriotes : mères de familles trop nombreuses, veuves et orphelins, filles enlevées de l'école trop tôt pour gagner la nourriture de leurs familles ou pour se marier etc...".

 

Toutes les notes