10.12.2009
LE CHANGEMENT CLIMATIQUE AU BURKINA FASO
Nous vous soumettons cette semaine les conclusions d'un expert qui viennent confirmer nos propres observations. « Jan Egeland, conseiller spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, en déplacement au Sahel le 3 juin 2008, livrait son journal de voyage. Sécheresse persistante, anomalies climatiques, baisse du débit du Niger, conflits armés pour les ressources, présence de trafiquants colombiens : au coeur de l’Afrique, de Ouagadougou à Tombouctou, la mondialisation et le changement climatique sont à l’oeuvre et fragilisent les pays qui sont parmi les plus deshérités de la planète."
Jan Egeland, IRIN,
1ère journée : Ouagadougou
« Un débat très académique est en cours actuellement en Europe : on se demande encore si "le climat est déjà en train de changer" et si "le changement climatique est visible aujourd’hui". Ici, au Burkina Faso, ce débat n’a pas lieu, parce que les conséquences parlent déjà d’elles-mêmes ».
« Bien que nous ayons passé la journée [du 2 juin] à rencontrer les représentants du gouvernement et le personnel des Nations Unies, cela m’a ouvert les yeux, surtout les discussions que j’ai eues avec les ministres de l’Agriculture et de l’Environnement. Tous ceux que j’ai rencontrés m’ont donné une kyrielle d’exemples de la manière dont tout ce qui a à voir avec le climat et les précipitations au Burkina Faso a atteint des extrêmes ces 10 dernières années ».
« Le changement climatique au Burkina Faso ne se traduit pas par une réduction des précipitations, mais par leur plus grande imprévisibilité. Et le climat général est devenu bien plus extrême dans sa manière de se manifester : la chaleur, le froid, les hauts et les bas en matière de précipitations ».

« Les populations ne peuvent pas prédire quand la pluie va tomber. Et quand elle tombe, il pleut des cordes. L’année passée, le Burkina Faso a enregistré huit précipitations de plus de 150 millimètres : cela veut dire qu’il y a eu huit inondations dévastatrices dans une période de quatre mois ».
« L’alternative aux inondations est, en fait, une absence de précipitations : c’est tout ou rien, et dans tous les cas, cela se traduit par une crise, de façon complètement imprévisible, pour des populations qui comptent parmi les plus pauvres du monde ».
« J’ai appris aujourd’hui que dans des régions où il ne pleuvait auparavant jamais, les populations enterraient leur argent dans la terre pour le conserver, n’ayant pas accès aux banques. Or, l’année dernière, lorsque des pluies torrentielles se sont abattues sur certaines de ces régions, la terre s’est transformée en bourbier et l’argent [enterré] a été emporté par les eaux de crue, avec les maisons des habitants et le reste de leurs biens ».
« [Cette anecdote] est un bon exemple de la bizarrerie des nouvelles réalités auxquelles les populations de ce pays se trouvent confrontées à mesure qu’elles se trouvent aux prises avec des conditions climatiques qu’elles n’avaient jamais connues jusqu’ici ».
« Une autre retombée importante concerne l’agriculture, bien sûr. Les habitants plantent au moment où la pluie doit commencer à tomber, et puis, rien ne tombe, ou bien les pluies sont très peu abondantes, alors les pousses finissent par se dessécher et mourir. Et puis soudain, de violentes averses s’abattent, qui provoquent une inondation et tout est emporté par les eaux ».

« Ce qui m’a également ouvert les yeux, aujourd’hui, ç’a été de prendre connaissance des statistiques qui m’ont été présentées par le gouvernement, et selon lesquelles le Burkinabè moyen émet 0,38 tonne de CO² par an. Le Chinois moyen en émet 10 fois plus, un Britannique 30 fois plus et les Américains 75 fois plus par habitant ».
« Et de découvrir que le Burkina Faso émet en tout 4,5 millions de tonnes de CO² par an, tandis que le Canada en déverse 747 millions de tonnes, pour une population à peu près équivalente ».
« Cela illustre un problème moral important : ceux qui ne contribuent pas au réchauffement climatique font les frais des changements que ce phénomène engendre, tandis que ceux qui l’ont causé s’en sortent bien. En d’autres termes, les pays du nord commettent des meurtres en toute impunité ».
« La situation est-elle désespérée ? Absolument pas. Les membres du gouvernement et des Nations Unies que j’ai rencontrés ici aujourd’hui m’ont fait clairement comprendre que le Burkina Faso avait besoin d’investissements. Le pays pourrait produire bien plus de vivres, s’il recevait de l’aide sous forme de semences, d’engrais et de systèmes d’irrigation plus performants, en plus grande quantité ».
« Le ministre des Affaires étrangères a expliqué que le pays avait également besoin d’aide en matière de production d’énergie et de reforestation. Je vais m’efforcer de trouver, dans les prochains jours, des exemples concrets de solutions possibles ».
« Malheureusement, ce qu’on m’a fait remarquer à juste titre, c’est qu’à ce jour, les palabres sont allés bon train sur l’aide à apporter aux pays en voie de développement pour leur permettre de faire face au changement climatique, mais que ces paroles ne se sont guère traduites en actes ».
« [Les gens] sont désillusionnés, et c’est vraiment honteux, parce qu’ils n’ont rien fait pour se mettre dans une telle situation, et nous qui avons causé ce problème en ignorons les conséquences parce qu’elles ne nous concernent pas ».
22:23 Publié dans HUMANITAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.12.2009
LA FAMINE S'INSTALLE UNE FOIS ENCORE AU BURKINA FASO
Les habitants de Zongo n'arrivent plus à se nourrir. Le prix des céréales a doublé et les familles qui ont leurs concessions à reconstruire, ne peuvent pas faire face aux dépenses. L'excès d'eau a ruiné les récoltes qui s'annonçaient bonnes.
Le Coordonnateur des centres d'alphabétisation, Antoine Onadja Maldia, a organisé une distribution de céréales pour les élèves du centre. Il a utilisé les fonds que vous avez versés en septembre /octobre.



Nous savons que notre prochaine mission au mois de janvier, consistera à trouver du riz d'importation à prix correct et à l'offrir partout où nous irons. Nous sommes donc tributaires de votre soutien.
La cantine de l'école Pouiwindin se retrouve, en tout début d'exercice, dans uns situation précarisée par le cours des céréales. Nous apprenopns que 300 enfants sont inscrits contre 200 l'an passé.... Nourrir ces enfants qui reçoivent peu chez eux est donc prioritaire.
Nous avons reçu gratuitement un stock de cahiers et de stylos et nous sommes preneurs d'agendas 2010. L'argent récolté ira intégralement en achats de vivres et en soins médicaux. L'heure n'est plus aux objets de consommation courante : LA FAMINE EST LÀ !
23:13 Publié dans HUMANITAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.02.2009
LES ACTIONS D'ALPHABETISATION CONTINUENT...
Deux enseignants sont recrutés et cinq bénévoles acceptent de patienter quelques mois avant d'être payés à leur tour. Il y a dores et déjà 80 adultes inscrits, avec cette fois-ci et pour changer, une fréquentation masculine correcte. Les trois centres devraient débuter leurs activités avec chacun 30 adultes. Le début des cours est fixé à début avril, et l'inauguration en mai si nos finances personnelles nous permettent de faire face aux frais d'un nouveau voyage, sinon plus tard car l'important est bien que de nouveaux élèves adultes aient accès à l'alphabétisation.





"RAPPORT DE MISSION SUR ET AVEC LE TERRAIN EST
(RESEAU BANGR ZANDE)
Rapport de mission de :
Antoine Onadja MALDIA
Coordonnateur National du Réseau
BANGR ZANDE
Centres d’Alphabétisation pour Adultes
Asprod_ecodeveloppement@yahoo.fr
Zoodo_cbz_ecodeveloppement@yahoo.fr
Tél. (00226) 70 79 41 26 / 75 37 62 20
J’étais chargé de :
- Etudier les réalités sur et avec le terrain afin d’en préciser l’organisation (statut des élèves, règlement intérieur, projets andragogiques*, outils andragogiques…..)
J’ai dressé une fiche détaillée pour chaque centre et capitalisé les outils et techniques.
- Voir les perspectives nouvelles et les projets pour une promotion d’un enseignement familial plus outillé, plus productif et préservant les valeurs naturelles des sociétés.
J’ai établi une fiche détaillée de chaque centre de projet et des fiches techniques complètes prêtes à l’emploi.
22:10 Publié dans HUMANITAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.11.2008
QUAND IL EN VA DE LA SURVIE ALÉATOIRE D'UN ENFANT...
LE PETIT ERNEST SANDWIDI N'A JAMAIS
ETE EN BONNE SANTE DEPUIS
SA NAISSANCE EN FEVRIER 2005
17:32 Publié dans HUMANITAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.10.2008
QU'AURAIENT-T-ILS A FAIRE DE NOS BONNES INTENTIONS, DE NOTRE COMPASSION, ETC ?
Vous souvenez-vous de
notre note du 9 juillet ?
Le travail des équipes d'Antoine Onadja Maldia,
Coordonnateur salarié de l'association,
se poursuit là-bas chaque jour sur le terrain,
"par procuration" et grâce à vos dons.
Ces liens de solidarité Nord-Sud passent par
nos efforts financiers conjugués.....
Nous découvrons le Franc CFA source de vie
alors que nos vies quotidiennes sont
envahies par la Finance .....
C'est Jérôme Mayabouti qui accompagne
cette famille et notre plus jeune
"chargé de missions", Noé, qui apprenait
fin août, à connaître la vie là-bas...
Une existence si distante de sa vie toulousaine,
si troublante aussi pour un jeune Homme
de 12 ans face à son destin et à son devenir !
16:11 Publié dans HUMANITAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.03.2008
DÉCOUVREZ NOS PARRAINAGES PAR PROJETS
NOUS SOMMES SUR LE TERRAIN A LEUR ECOUTE
Loin des ONG à grand battage, ZÓODO est une toute petite équipe désireuse d’agir bénévolement pour manifester de façon tangible notre amitié à quelques habitants et villages du Burkina-Faso, un pays africain situé entre Mali et Côte d'Ivoire et où règne la paix civile. ZÓODO signifie amitié en mooré, la langue principale du pays. Nouveauté : vous pouvez désormais opter pour des parrainages par projets.
Contrairement aux ONG, nous n’arrivons pas avec des solutions toutes faites : nous écoutons nos amis et tentons de répondre à leurs demandes. Comme ils n’ont rien, le champ d’action est vaste.
L’article de Guy Sitbon dans Marianne du 23 février nous a beaucoup aidés, car le nombre de ceux qui nous connaissent s’est multiplié par cent. Beaucoup de mails de soutien nous sont parvenus et aussi plusieurs dons, ce qui nous permet de passer à une nouvelle étape, c’est-à-dire d’aller au-delà des urgences pour envisager avec nos amis burkinabés d’édifier pas à pas un futur moins fragile.
Nous soutenons déjà le village de brousse de Dapelgo (dotations annuelles pour la cantine de l'école), nous rémunérons quatre salariés d'un centre d'alphabétisation pour adultes que nous avons créé dans le village de Zongo à la périphérie de Ouagadougou (un coordonnateur, une enseignante, un secrétaire animateur/formateur en technique de batik, un gardien), nous encourageons des villageois à la production. d’artisanat local, via un atelier géré par des artisans handicapés. Nous vendons leur bel artisanat à l’occasion des marchés et festivals africains ou solidaires de Midi-Pyrénées. Le bénéfice est entièrement utilisé au financement des actions. Nous aimerions maintenant pouvoir doter le centre d'alphabétisation de quelques moyens didactiques, aider les familles de cultivateurs-éleveurs de Dapelgo à la mise en culture de leurs champs et doter chaque case et chaque famille d’au moins une torche et un réchaud solaires.
C’est pourquoi nous vous proposons maintenant des parrainages par projet, et cela dès 5 euros par mois, avec la mention de votre choix indiquée sur votre versement ou en attachement de votre chèque selon la liste ci-dessous :
- Urgence alimentaire : achats de sacs de riz et de compléments alimentaires pour les enfants dénutris.
Alphabétisation et éducation
- Soutien au centre d'alphabétisation : formation et matériel
- Salaire d’enseignants (création de nouveaux centres d'alphabétisation).
- Scolarisation : prise en charge des coûts
Aide sanitaire
- Vaccins (méningite) stérilets, préservatifs.
- Frais d'hospitalisation d'urgence
- Dispensaire à Dapelgo (édification prévue en 2009 ou 2010)
Aide en milieu rural
- Graines et techniques culturales
- Achat d’animaux utilitaires (cochons, ânes ou veaux destinés à devenir des boeufs de travail)
- Achat de petites charrues
Aide énergétique/écologique
- Micro-barrage : étude de la faisabilité pour la construction d'un micro barrage à Dapelgo pour recueillir l'eau de pluie, formation à l’entretien
- Eau : fourniture de chenaux et construction de citernes, hydro-pompes solaires et motopompes, formation à l’entretien
- Réchauds et torches solaires : achat et don, formation à l’entretien
- Vélos : achat et don, formation à l’entretien
Ces parrainages peuvent être individuels ou collectifs (collègues de travail, familles, groupes amicaux, associatifs ou cultuels). Nous pensons ainsi que vous vous sentirez beaucoup plus associés à ZÓODO. Bien sûr, nous signalerons chaque 1er du mois dans notre blog la somme à disposition pour chaque projet.
Bien entendu, si vous ne voulez ou ne pouvez pas vous engager pour quelques mois, tous vos dons, même les plus modestes, aident nos amis burkinabés. Ils vous disent : BAARKA! BAARKA! Merci, Merci, en langue mooré.
Nous vous transmettrons le RIB de l'association sur simple demande à notre adresse Email : jeanmarcbruel@hotmail.com
ASSOCIATION ZÓODO – Jean-Marc Bruel Asplos-Gelle 12700 Causse et Diège
18:55 Publié dans HUMANITAIRE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08.03.2008
VOTRE SOUTIEN FINANCIER OPERE DES TRANSFORMATIONS
21:45 Publié dans HUMANITAIRE | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
11.11.2007
URGENT CHERCHE CINEASTE AMATEUR

Pendant notre prochain séjour au Burkina Faso,
16 janvier - 5 février 2008
nous avons le projet de réaliser un petit film
documentaire sur la vie d'un enfant burkinabé
de 9/10 ans du village de Dapelgo situé en
brousse à une vingtaine de kilomètres
de Koupela.
Nous parrainons l'école de ce village qui est
jumelée avec celle de notre village. Ce film
servira de témoignage éducatif et nous
le présenterons dans les établissements
scolaires, les centres aérés qui feront appel à nous.
NOS CONDITIONS :
L'association financerait les frais de séjour.
Quant au voyage, le Bureau de l'association
préfèrerait que la personne bénévole finance
son voyage (environ 600€)
au moins pour moitié : l'argent récolté à
grand peine va en priorité à
nos amis burkinabés.
MERCI DE NOUS CONTACTER A L'ADRESSE
SUIVANTE:
zoodo.asso@gmail.com
16:16 Publié dans HUMANITAIRE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25.02.2007
Les autorités coutumières de Zongo au travail !
Le centre d'alphabétisation pour adultes de Zongo sort de terre !
18:50 Publié dans HUMANITAIRE | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
12.06.2006
Pouponnière
13:40 Publié dans HUMANITAIRE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



