26.11.2009
LE PROJET DE CANTINE POUR L'ÉCOLE DE ZONGO: UN PARTENARIAT RÉUSSI
Nous nous sommes longtemps sentis seuls à Zongo. Puis la Directrice de l'Ecole Pouiwindin, Rasmata Badini, a rencontré des enseignantes françaises qui ont été touchées par le combat de leur collègue burkinabé. En juin 2008 l'Association Pouiwindin débutait. Elle aide cette école d'un des villages les plus pauvres de la banlieue de Ouagadougou.
Les membres du Bureau de l'association Pouiwindin ont rapidement cherché à nous rencontrer et nous avons rapidement conjugué nos énergies pour doter l'école du village d'une cantine. Vous avez été sensibles à ce projet. Et ça y est ! La cantine de l'Ecole Pouiwindin a démarré le samedi 14 novembre.
Nous vous communiquons des photos de l'évènement transmises par nos partenaires.
Les enfants enthousiastes ont participé au stockage des céréales.







Ce repas terminé, certaines mamans et grandes soeurs partent faire la vaisselle !

Durant plusieurs mois encore, les enfants pourront retourner en classe avec l'agréable sensation d'être repus et pleins d'énergie pour poursuivre les leçons de l'après-midi.
17:34 Publié dans VILLAGE DE ZONGO PERIPHÉRIE DE OUAGADOUGOU | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.11.2009
LA RENTRÉE DES ENFANTS PARRAINÉS PAR DES MEMBRES DE L'ASSOCIATION
Comparée à la vie des enfants du village de Zongo, la situation des enfants parrainés par l'association, nous est apparue bien plus précaire et préoccupante. C'est dire !


Nous avons tendu la main à Demou, Dimitri, Boureïma, Abibou et Balkissa. L'accès à l'école, l'intérêt et la solidarité des salariés de l'association leur ouvrent des perspectives d'avenir.
Nous cherchons à offrir des lendemains meilleurs à Lucie et à son fils Ismaël .

Apollinaire est inscrit dans le seul Institut/école et centre de formation pour enfants et adolescents aveugles de l'Afrique de l'ouest. Il aura bientôt quatre ans, et peut enfin bénéficier d'une éducation sensorielle appropriée et de conditions de vie décentes, dans une famille formée à l'accueil des enfants aveugles.
Il y a aussi des veuves qui ne parvenaient pas à nourrir leurs familles.... Celles que nous connaissons et que nous soutenons depuis plusieurs mois: elles n'avaient rien et manquent encore de tout.
Il y aurait du travail pour plusieurs autres associations, des ONG aux budgets conséquents.... Mais la réalité du terrain est toute autre !
22:04 Publié dans VILLAGE DE ZONGO PERIPHÉRIE DE OUAGADOUGOU | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.11.2009
ALPHABÉTISATION AU VILLAGE GOURMANTCHÉ DE GOMORÉ
Nous avons reçu, mercredi, des photos du pays gourmantché, à l'est du Burkina Faso. Ousman Sanga et Hélène Dabilgou, les enseignants des Centres Banma Ciagu, remplissent leurs missions d'alphabétisation des adultes, avec enthousiame, abnégation et un esprit civique exemplaire.
Ousman peut travailler enfin tranquille au sein de notre association, après bien des ennuis dont nous vous avons récemment parlé. L'enseignement se fait d'abord en langue gourmantchéma. Puis début 2011, commenceront les cours de français qui est la langue administrative du Burkina Faso.
Dans le petit village de Gomoré, il y a 57 élèves qui se consacrent avec efforts à l'apprentissage de la lecture, de l'écriture et du calcul.
Nous nous réjouissons de les revoir, au mois de janvier, lors de notre prochain séjour. Nous traverserons en bus notre cher Faso et arriverons comblés, en fin d'après-midi, à la gare routière de Fada N'Gourma où ils nous attendront. Nous trouverons un taxi pour Gomoré qui est le plus hospitalier et authentiquement africain des villages que nous connaissons... Les instants d'échanges et d'amitié partagés là-bas, nous manquent quand nous retournons à notre vie européeene !
15:05 Publié dans CENTRE BANMA CIAGU FADA N'GOURMA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.11.2009
A L'HORIZON 2010 : UNE FILATURE DE SACHETS PLASTIQUES A ZONGO..
Au Burkina Faso les sacs plastiques noirs se retrouvent partout, sur les trottoirs, les chemins, dans les champs, aux abords et dans les villes et les villages... À Zongo, ils créent un véritable fléau qui se transforme en enfer pour les animaux domestiques qui se nourrissent librement...
Pourtant cette matière première peut être utile si elle est recyclée.
"C'est le pari de Grâce Dotou, fondatrice de l'ONG « Qui dit mieux ?», à Porto-Novo au Bénin, qui a reçu en 2002 le Prix des Nations Unies pour la Réduction de la Pauvreté et la Protection de l'Environnement. Alors que son chien s'était étouffé en avalant l'un de ces sacs plastiques noirs jonchant le sol, Grâce Dotou s'est dit qu'il faut essayer de trouver un débouché pour ces sacs.
Pendant 6 mois, elle essaya de confectionner le 1er sac. Puis elle a trouvé le trésor dans sa poubelle, un projet qui donne du sens au recyclage et à la solidarité entre femmes. Au lancement de l'activité, c'est chez elle que les femmes de l'ONG « Qui dit mieux ? » stockaient les matières plastiques récupérées à proximité.
Puis la municipalité leur a accordé un local en 1999, qui leur a permis aussi d'exposer leurs créations : trousses, sacs, chapeaux, napperons, poupées, bibelots, pochettes, etc. C'est aussi un moyen de sensibiliser aux enjeux de ces rejets des sacs plastiques. Les femmes doivent ré apprendre à faire leurs achats en portant leurs courses sur la tête et non pas en rapportant des sacs plastiques. L'atelier permet à des femmes de retrouver un revenu.
Aujourd'hui, Grâce Dotou-Aboh forme partout en Afrique (au Bénin, au Congo, au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire, en Guinée Bissau...) des femmes pour des ateliers de tissage de sacs plastiques. Les demandes affluent, les populations apportent leurs sacs parce qu'ils ont compris l'intérêt de ce recyclage de ces déchets polluants. Une innovation qui permet d'y croire !! Un exemple qui invite à consommer autrement, à donner du sens à sa consommation....
L'insertion par des ateliers où les femmes exercent leur savoir faire autour du tissage et du crochet : les sacs plastiques sont récoltés, lavés au savon, javelisés, découpés, reconstitués en pelotes, tissés à la main. Les sacs finissent en sacs à mains, trousses, chapeaux, etc."
http://courantsdefemmes.free.fr/Assoces/Benin/QDM/Qui_dit...
Lors de notre dernier séjour nous avons visité la boutique d'un des ateliers de transformation des sachets.
Et l'idée de créer de telles filatures à Zongo a fait son chemin dans l'esprit d'Antoine Onadja, Coordonnateur des Centres. Voici le message que nous avons reçu il y a quelques temps :
"Avec le projet de tissage de sachets plastiques par les femmes du CBZ, le coût de la formation est plus important que notre attente (680 000F CFA la formation complète soit 1035 €) objectivement et stratégiquement avec la prise de connaissance de certains de leurs documents de travail, l'inspiration est née de morceler le projet en plusieurs unités d'activités pour permettre sa réalisation. Pour cela, il est impératif de mettre en place la première des unités du projet, qui va consister à recycler les sachets plastiques.
LE CONCEPT DE RECYCLABILITE
La récyclabilité est le caractère d'une ressource qui peut être réutilisée après un certain nombre d'opérations de transformation et grâce à une certaine organisation sociale qui dépend du niveau technologique et de l'organisation de la société.
Mes chers supérieurs, au vu de ce concept, nous aurons à mettre une équipe de travail, pilotée par Augustin Wend Kuni Kabré volontaire et engagé pour l'assainissement du village et pour la préservation de l'environnement. Il est chargé de démarrer les opérations de transformations (la récupération, la collecte et le traitement des sachets plastique).
La deuxième unité du projet va consister à démarrer les opérations de transformation dites filatures (transformation du plastique sachet en fil pour tissage).
La troisième unité du projet va consister à mettre en place une équipe de femmes pour le tissage.
Mes chers supérieurs, maman et papa Zongo, avant de terminer ce rapport bilan du CBZ, je tiens à vous encourager pour tous vos différents efforts et je me tiens également à votre entière disposition au cas où vous voudriez des éclaircissements concernant mes propositions générales de lutte pour des lendemains meilleurs pour ZOODO - CBZ.
Antoine Onadja Maldia
Coordonnateur"
Les 1000 € requis pour lancer les ateliers représentent désormais NOTRE PROJET PRIORITAIRE POUR L'ANNÉE 2010.
Aude Fontenay, nouvelle Chargée de mission, gère les démarches auprès de grandes ONG ou autres instances officielles en vue de l'obtention de subventions qui nous aideraient à financer ce beau geste écologique et solidaire en faveur des femmes du village de Zongo.
14:19 Publié dans VILLAGE DE ZONGO PERIPHÉRIE DE OUAGADOUGOU | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
01.11.2009
REUNION DU BUREAU DE L'ASSOCIATION
Hier samedi 31 octobre, le Bureau de l'association s'est réuni à Asplos.
Karel Faille, Trésorier, Natacha Rigal, Secrétaire adjointe, et Aude Fontenay, Chargée de mission, étaient absents retenus par les impératifs de la vie européenne : nous sommes tous surbookés !
Nous nous efforçons cependant de nous retrouver régulièrement pour faire le point, prendre des décisions et définir ensemble les actions à impulser sur le terrain.
Nous avons échangé sur quatre grands thèmes :
1. Le parrainage de quinze enfants et de quatre adultes et leurs familles
Nous avons discuté des diverses situations individuelles. Les élèves de Dapelgo sont placés sous la responsabilté du nouveau Directeur de l'école Sylvain Kabré. Notre aide va toujours à la scolarisation en primaire d'enfants orphelins. Seul le jeune surdoué, Harouna Sandwidi, bénéficie du souitien d'un parrain pour poursuivre ses études dans l'enseignement secondaire.
Antoine Onadja, le Coordonnateur des centres, veille sur la situation des autres enfants et adultes parrainés. Il nous donne régulièrement des informations sur l'évolution de leurs situations personnelles. Le suivi et l'organisation de la vie de quatre enfants malades ou handicapés mobilisent beaucoup de temps et d'énergie (visites et soutien aux familles, relation avec les instituts de rééducation, suivi scolaire et médical ...). Les parrains et marraines reçoivent régulièrement les reçus des versements, des nouvelles et des photos par mail.
2. Situation des divers centres d'alphabétisation
Nous avons échangé sur les exigences du rôle et des missions du Coordonnateur. Évalué la qualité de son travail (points forts et points sensibles à réexaminer avec lui en janvier). Nous nous félicitons de son enthousiasme à développer les actions de l'association sur le terrain. Nous avons noté le lien intéressant qui existe entre ses études passées en sociologie, portant sur les recherches et techniques existant sur l'analphabétisme des adultes de son pays et les actions qu'il sait impulser concrétement.
- Centres de Ouagadougou : les nouvelles du centre de Zongo devenu maison des femmes du village sont satisfaisantes. Nous avons évoqué la situation actuelle liée au départ en stage d'Elisa Ouédraogo, enseignante en français, qui vient de débuter une formation de professeur des écoles. Les cours sont assurés de façon transitoire par Augustin Kabré, salarié des premiers instants du centre Bangr Zaandé, dont nous saluons l'enthousiasme et le dévouement. La poursuite des cours d'alphabétisation en mooré et en français pour les artisans handicapés de l'atelier Wend La Mita doivent être réorganisés du fait de ce départ.
- Centre Lonni Souma de Bobo Dioulasso. Suite à une inspection officielle, une enseignante en dioula a été embauchée début octobre. La situation de quatre salariés de ce centre manque de clarté. Elle mérite d'être réexaminée, ce que nous ferons quand nous serons sur place début janvier.
- Alphabétisation en pays gourmantché. L'alphabétisation a repris il y a quinze jours après bien des déboires. Après le décés subit en septembre d'un des enseignants Michel Dabilgou. Sa veuve Héléne a repris le flambeau.
Cependant, Ousman Sanga qui consacre sa vie à l'alphabétisation des adultes de sa province a été victime de malveillances. L'évolution de sa situation de bénévole depuis des années à salarié d'une association française a alimenté la jalousie de ses compatriotes. Suite à des accusations calomnieuses, il a été incarcéré pendant 15 jours puis totalement innocenté. Un courrier officiel du Bureau de l'association destiné au Parquet de Fada N' Gourma et les efforts d'Antoine Onadja ont été décisifs.
3. Relations publiques au BF
Nous avons accueilli récemment et avec soulagement, la nouvelle de la réintégration de Paul Silga à un poste de Directeur d'école. Lui aussi a été victime en 2008 de déplorables jalousies liées aux éloges qui lui avaient été prodigués dans l'article de notre désormais ami Guy Sitbon, paru dans la revu Marianne de février 2008. Paul après avoir été injustement congédié de l'école de Dapelgo et rétrogradé à un poste d'instituteur de CP sort d'un véritable cauchemar.
Ces"deux accidents de parcours" survenus à des salariés ou à des partenaires de l'association, méritent des prises de position officielles et médiatisées. Un article explicitant cette situation va paraître ces jours ci dans la presse nationale.
Des rencontres avec des personnalités, la médiatisation officielle du travail de l'association sont en cours d'organisation. Notre prochain séjour de janvier sera donc décisif pour la pérénisation et la confortation du travail de nos équipes sur le terrain.
Suite à des constats récurants, les membres du Bureau soulignent le caractère impératif de nos séjours réguliers sur place. Déjà trois séjours à différentes périodes de l'année 2010 sont envisagés par Jean-Marc et Anne-Marie puis Jacky et ensuite Jocelyn. Notons que ces séjours représentent des efforts financiers personnels des membres du Bureau.
4. Aspects financiers
Nous avons examiné les comptes de l'association avec le nouveau Trésorier adjoint de l'association, Jacques Chiapello. Nous avons fait un point sur les dons et les virements au BF depuis l'assemblée Générale. En septembre, trois virements ont été effectué pour un montant total de 1400 € pour 750 € de charges fixes (salaires, location du pavillon de Bobo Dioulasso). En octobre 1600 € ont été envoyés. Nous avons commenté les résultats des aides spéciales liées aux inondations du 1er septembre et à la crétion de la cantine pour l'école de Zongo en collaboration avec l'association Pouiwindin. L'aide à la cantine a connu un résultat mitigé d'où notre volonté de compléter les achats de céréales pour l'école par l'achat de 300 à 500 kg de riz au mois de janvier.
Nous avons discuté du rôle de Jacques et listé ses démarches lors de notre séjour au Burkina Faso (réception du courrier, suivi des comptes et des virements).
Nous avons détaillé le travail de recherche de subventions qui occupe Aude Fontenay depuis l'Assemblée Générale. Nous avons retenu deux champs d'intervention susceptibles d'obtenir la collaboration d'organismes officiels ou d'ONG. Il s'agirait de fonds en faveur de l'alphabétisation des femmes et de la recherche d'un financement de 700 € pour la création d'ateliers de filature et de tissage de fibres obtenues au moyen du recyclage des sachets plastiques qui traînent en quantité alarmante dans le village de Zongo.
Nous avons conclu la réunion sur la nécessité de poursuivre et améliorer la coopération avec des organismes africains de développement et d'alphabétisation.
Ces échanges intervenus dans un esprit convivial se sont terminés par un repas pris en commun.
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