08.11.2009
A L'HORIZON 2010 : UNE FILATURE DE SACHETS PLASTIQUES A ZONGO..
Au Burkina Faso les sacs plastiques noirs se retrouvent partout, sur les trottoirs, les chemins, dans les champs, aux abords et dans les villes et les villages... À Zongo, ils créent un véritable fléau qui se transforme en enfer pour les animaux domestiques qui se nourrissent librement...
Pourtant cette matière première peut être utile si elle est recyclée.
"C'est le pari de Grâce Dotou, fondatrice de l'ONG « Qui dit mieux ?», à Porto-Novo au Bénin, qui a reçu en 2002 le Prix des Nations Unies pour la Réduction de la Pauvreté et la Protection de l'Environnement. Alors que son chien s'était étouffé en avalant l'un de ces sacs plastiques noirs jonchant le sol, Grâce Dotou s'est dit qu'il faut essayer de trouver un débouché pour ces sacs.
Pendant 6 mois, elle essaya de confectionner le 1er sac. Puis elle a trouvé le trésor dans sa poubelle, un projet qui donne du sens au recyclage et à la solidarité entre femmes. Au lancement de l'activité, c'est chez elle que les femmes de l'ONG « Qui dit mieux ? » stockaient les matières plastiques récupérées à proximité.
Puis la municipalité leur a accordé un local en 1999, qui leur a permis aussi d'exposer leurs créations : trousses, sacs, chapeaux, napperons, poupées, bibelots, pochettes, etc. C'est aussi un moyen de sensibiliser aux enjeux de ces rejets des sacs plastiques. Les femmes doivent ré apprendre à faire leurs achats en portant leurs courses sur la tête et non pas en rapportant des sacs plastiques. L'atelier permet à des femmes de retrouver un revenu.
Aujourd'hui, Grâce Dotou-Aboh forme partout en Afrique (au Bénin, au Congo, au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire, en Guinée Bissau...) des femmes pour des ateliers de tissage de sacs plastiques. Les demandes affluent, les populations apportent leurs sacs parce qu'ils ont compris l'intérêt de ce recyclage de ces déchets polluants. Une innovation qui permet d'y croire !! Un exemple qui invite à consommer autrement, à donner du sens à sa consommation....
L'insertion par des ateliers où les femmes exercent leur savoir faire autour du tissage et du crochet : les sacs plastiques sont récoltés, lavés au savon, javelisés, découpés, reconstitués en pelotes, tissés à la main. Les sacs finissent en sacs à mains, trousses, chapeaux, etc."
http://courantsdefemmes.free.fr/Assoces/Benin/QDM/Qui_dit...
Lors de notre dernier séjour nous avons visité la boutique d'un des ateliers de transformation des sachets.
Et l'idée de créer de telles filatures à Zongo a fait son chemin dans l'esprit d'Antoine Onadja, Coordonnateur des Centres. Voici le message que nous avons reçu il y a quelques temps :
"Avec le projet de tissage de sachets plastiques par les femmes du CBZ, le coût de la formation est plus important que notre attente (680 000F CFA la formation complète soit 1035 €) objectivement et stratégiquement avec la prise de connaissance de certains de leurs documents de travail, l'inspiration est née de morceler le projet en plusieurs unités d'activités pour permettre sa réalisation. Pour cela, il est impératif de mettre en place la première des unités du projet, qui va consister à recycler les sachets plastiques.
LE CONCEPT DE RECYCLABILITE
La récyclabilité est le caractère d'une ressource qui peut être réutilisée après un certain nombre d'opérations de transformation et grâce à une certaine organisation sociale qui dépend du niveau technologique et de l'organisation de la société.
Mes chers supérieurs, au vu de ce concept, nous aurons à mettre une équipe de travail, pilotée par Augustin Wend Kuni Kabré volontaire et engagé pour l'assainissement du village et pour la préservation de l'environnement. Il est chargé de démarrer les opérations de transformations (la récupération, la collecte et le traitement des sachets plastique).
La deuxième unité du projet va consister à démarrer les opérations de transformation dites filatures (transformation du plastique sachet en fil pour tissage).
La troisième unité du projet va consister à mettre en place une équipe de femmes pour le tissage.
Mes chers supérieurs, maman et papa Zongo, avant de terminer ce rapport bilan du CBZ, je tiens à vous encourager pour tous vos différents efforts et je me tiens également à votre entière disposition au cas où vous voudriez des éclaircissements concernant mes propositions générales de lutte pour des lendemains meilleurs pour ZOODO - CBZ.
Antoine Onadja Maldia
Coordonnateur"
Les 1000 € requis pour lancer les ateliers représentent désormais NOTRE PROJET PRIORITAIRE POUR L'ANNÉE 2010.
Aude Fontenay, nouvelle Chargée de mission, gère les démarches auprès de grandes ONG ou autres instances officielles en vue de l'obtention de subventions qui nous aideraient à financer ce beau geste écologique et solidaire en faveur des femmes du village de Zongo.
14:19 Publié dans VILLAGE DE ZONGO PERIPHÉRIE DE OUAGADOUGOU | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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