31.07.2009

MÈRES ...

"Je voudrais rendre hommage à toutes ces femmes simples, vaillantes, serviables et bienveillantes. Toutes ces femmes d'une société et d'une culture qui oublient de les considérer et de les valoriser. Ces femmes obscures, oubliées et secrètes mais qui portent en elles la semence de vie et qui travaillent avec abnégation pour nourrir leur famille ! "

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Vos fils et vos filles gardent pudiquement et à jamais au profond de leurs coeurs les témoignages quotidiens de votre amour. "
Jean-Marc Bruel

24.07.2009

CES GAMINS LÀ...

Pour prendre ce que nous appelons un "bon départ dans la vie", il vaudrait mieux ne pas voir le jour au Burkina Faso !
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Naître dans le "ghetto" de Zongo, comme l'appelle Antoine le Coordonnateur des centres,  est un préjudice social absolu. Pour améliorer la situation de ces enfants, il existe des réponses globales à la fois simples et efficaces qui passent toutes par la création d'activités génératrices de revenus pour les familles et par l'alphabétisation. La finalité de nos actions à Zongo est d'améliorer la condition des familles pour ouvrir les portes du ghetto aux jeunes générations.
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Ignorer un enfant de Zongo porteur d'une maladie incurable ou en situation de handicap qu'il soit moteur, sensoriel ou intellectuel serait irresponsable : comment pourraient-ils se tirer de ce cumul de faiblesses sans aide extérieure ?

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Nous devons intervenir de façon ciblée et avoir des réponses personnalisées. Cela exige des moyens financiers supplémentaires. Chaque fois que des adhérents de l'association demandent à parrainer un enfant, ils se voient présenter un petit orphelin en péril de déscolarisation, un enfant handicapé ou malade.

Les enfants de Zongo viennent à nous avec le sourire, à nous d'être attentifs aux signes qui doivent nous alerter...

Quand les cours de leurs mères se terminent à midi,  les enfants regagnent les concessions familiales. Dans le centre vide de leur présence reste une poignée de gamins qui n'attendent rien de chez eux et surtout pas un repas. Le Centre Bangr Zaandé est leur ultime refuge.

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Le fait que Boureïma retienne l'attention des Français lui vaut un regard tout neuf de ses parents. On ne l'envoie plus garder les moutons et les chèvres alors qu'il n'a que 6 ans et garde des séquelles de la polio qui l'a touché à l'âge de 3 ans. 
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Nous travaillons à sa "mise en forme" pour qu'il puisse fréquenter l'école à la rentrée d'octobre. Nous avons trouvé un jeune couple qui paiera l'école. Qui accepterait de prendre en charge des compléments alimentaires (20 € par mois) et une série de 30 séances de kinésithérapie (80 € la série), des chaussures orthopédiques ou une prothèse à  porter la nuit (un devis sera étudié au centre de rééducation motrice à notre demande) .

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Apollinaire est un petit garçon de 3 ans, aveugle de naissance. Dès son plus jeune âge ses parents ont consulté tous les spécialistes du pays et se sont ruinés. Le diagnostic était et reste sans appel et les parents ont échoués à Zongo dans une concession plus pauvre que la moyenne des bâtisses.
Apollinaire n'a rien à chercher à Zongo car il a besoin d'être pris en charge dans un centre spécialisé où il apprendra à lire en braille. Coût de la pension 80 € par mois.
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Certains adhérents de l'association nous ont manifesté leur volonté de parrainer un enfant. Nous vous remercions de l'intérêt que vous porterez à ces deux cas urgents.

13.07.2009

LOGÉS CHEZ L'HABITANT...

Lors de nos derniers voyages, le choix de séjourner dans les centres d'hébergement pour Européens (associatifs, humanitaires, coopérants, missionnaires etc), nous soustrayait des vraies rencontres avec les Burkina Bè.

Logés cette année chez Elisa, enseignante en français au Centre d'alphabétisation de Zongo, locataire d'un trois pièces dans une cour de la municipalité de Boulmiougou, à la périphérie de Ouagadougou, nous avons découvert la vie des Ouagalais ordinaires.
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Une cour avec un seul robinet d'eau pour plusieurs logements et un puits pour la "douche" et l'entretien du linge.

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La vie du "jeune couple d'à côté". Kadi et la petite Yasmine qui s'épanouit au fil des jours, choyée par les siens.

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La vie d'une maîtresse de maison burkinabé après son travail.

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Les amis du soir "à la fraîche"...

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Les petits matins avec Marie, orpheline de 6 ans parrainée par l'association.

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Les dizaines de petits métiers payés quelques dizaines de Francs CFA.

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La réparation de la fuite du réchaud à gaz : 2000 Francs CFA (3 €)

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Une paire de tongs neuves pour Marie : 600 Francs CFA (90 centimes d'Euro).

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Madeleine qui lave le linge dans les familles pour 25 Francs CFA pièce (4 centimes d'Euro).

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Le repassage dans le voisinage à 50 Francs CFA pièce (8 centimes d'Euro).

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Une mangue proposée devant une cour entre 40 et 75 francs CFA (entre 6 et 13 centimes d'Euro), un sac d'arachides 120 francs CFA (22 centimes d'Euro).

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Le petit-dejeuner, bouillie et gâteau de céréales :150 Francs CFA (25 centimes d'Euro).

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Une brique en banco séchée au soleil de 60 à 75 Francs CFA (entre 10 et 13 centimes d'euro).

 

Les spécialistes appellent ça, une économie de survie.... Il nous reste le souvenir de cette grande ville-ruche qu'est Ouagadougou :  chacun s'affaire et se bat pour assurer un quotidien décent à sa famille.

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09.07.2009

MICHEL DABILGOU NOUS A QUITTÉ

Nous avons été choqués hier par un mail qui nous a appris le décès du Pasteur Michel, comme nous l'appelions tous. Il est mort, à l'âge de 54 ans, mardi en fin d'après-midi d'une crise cardiaque qui l'a foudroyé quand il rentrait chez lui à vélo après une journée de travail bien remplie.

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Michel et Hélène Dabilgou formaient un couple vraiment heureux. Ils étaient solidaires et complices, soudés par une longue vie commune faite de labeur et de privations, pour assurer la subsistance de leur famille et la scolarité des enfants. Ils rayonnaient de foi en Dieu et communiquaient leur joie, leur courage et leur optimisme à ceux qu'ils croisaient sur leur chemin.

La vie de Pasteur en brousse est chargée de missions éclectiques. Au service de chacun dans son village quelle que soit sa religion, Michel Dabilgou était enseignant salarié de l'association depuis le mois d'avril, assistant social, écrivain public, conseiller familial et conjugal... Il s'acquittait avec le sourire de toutes ces missions. Pauvre parmi les pauvres, il trouvait encore le temps de cultiver les parcelles de sa concession et d'assurer tous les travaux liés à la vie en brousse, avec des moyens techniques et financiers plus que limités.

Antoine Onadja Maldia, Coordonnateur des centres d'alphabétisation, représentera l'association lors des obsèques. Il assurera Hélène Dabilgou de notre volonté de soutien et de la solidarité de l'association.

Hélène se retrouve avec 7 enfants dont le plus jeune n'a que 9 ans. Nous l'avons assurée de notre soutien et comptons lui proposer le poste d'enseignante qui se retrouve vacant.....  Nous ne manquerons pas de vous donner de leurs nouvelles dans les semaines  et les mois à venir.

02.07.2009

VOUS NE LES ENTENDREZ PAS SE PLAINDRE ....

Quand nous arrivons à Zongo notre première visite amicale est pour elles  : ces présumées sorcières qui ont perdu leurs familles à cause de traditions pernicieuses. Elles sont devenues nos grand-mères de Zongo.

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Elles nous accueillent comme des membres de leur famille et nos cadeaux leur donnent le sourire.

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L’idée que ces femmes ont sans doute été victimes d’accusations sans fondement fait doucement son chemin dans les mentalités des villageois de Zongo. Ces femmes ne sont pas auprès de leurs enfants et petits-enfants comme elles l’aimeraient mais la vie continue et elles s’affairent de l'aube au couchant pour éviter de s'appesantir sur leur sort...

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Nous avons relevé le défit suivant : les rendre propriétaires de leur concession et les aider à améliorer leur  conditions de vie.
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Un conseiller payé par l'association les aide à effectuer les démarches auprès des diverses instances administratives et des ONG qui peuvent leur accorder des aides pour améliorer leur quotidien. Déjà, la commune leur a posé une borne d'eau début juin. Elles n'ont plus de queue à faire pour tirer de l'eau à la pompe du village.

Rendez-vous à Najac le jeudi 16 juillet pour la soirée dont les bénéfices leur seront intégralement reversés.
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