24.07.2009
CES GAMINS LÀ...
Pour prendre ce que nous appelons un "bon départ dans la vie", il vaudrait mieux ne pas voir le jour au Burkina Faso !
Naître dans le "ghetto" de Zongo, comme l'appelle Antoine le Coordonnateur des centres, est un préjudice social absolu. Pour améliorer la situation de ces enfants, il existe des réponses globales à la fois simples et efficaces qui passent toutes par la création d'activités génératrices de revenus pour les familles et par l'alphabétisation. La finalité de nos actions à Zongo est d'améliorer la condition des familles pour ouvrir les portes du ghetto aux jeunes générations.
Ignorer un enfant de Zongo porteur d'une maladie incurable ou en situation de handicap qu'il soit moteur, sensoriel ou intellectuel serait irresponsable : comment pourraient-ils se tirer de ce cumul de faiblesses sans aide extérieure ?
Nous devons intervenir de façon ciblée et avoir des réponses personnalisées. Cela exige des moyens financiers supplémentaires. Chaque fois que des adhérents de l'association demandent à parrainer un enfant, ils se voient présenter un petit orphelin en péril de déscolarisation, un enfant handicapé ou malade.
Les enfants de Zongo viennent à nous avec le sourire, à nous d'être attentifs aux signes qui doivent nous alerter...
Quand les cours de leurs mères se terminent à midi, les enfants regagnent les concessions familiales. Dans le centre vide de leur présence reste une poignée de gamins qui n'attendent rien de chez eux et surtout pas un repas. Le Centre Bangr Zaandé est leur ultime refuge.
Le fait que Boureïma retienne l'attention des Français lui vaut un regard tout neuf de ses parents. On ne l'envoie plus garder les moutons et les chèvres alors qu'il n'a que 6 ans et garde des séquelles de la polio qui l'a touché à l'âge de 3 ans.
Nous travaillons à sa "mise en forme" pour qu'il puisse fréquenter l'école à la rentrée d'octobre. Nous avons trouvé un jeune couple qui paiera l'école. Qui accepterait de prendre en charge des compléments alimentaires (20 € par mois) et une série de 30 séances de kinésithérapie (80 € la série), des chaussures orthopédiques ou une prothèse à porter la nuit (un devis sera étudié au centre de rééducation motrice à notre demande) .
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Apollinaire est un petit garçon de 3 ans, aveugle de naissance. Dès son plus jeune âge ses parents ont consulté tous les spécialistes du pays et se sont ruinés. Le diagnostic était et reste sans appel et les parents ont échoués à Zongo dans une concession plus pauvre que la moyenne des bâtisses.
Apollinaire n'a rien à chercher à Zongo car il a besoin d'être pris en charge dans un centre spécialisé où il apprendra à lire en braille. Coût de la pension 80 € par mois.
Certains adhérents de l'association nous ont manifesté leur volonté de parrainer un enfant. Nous vous remercions de l'intérêt que vous porterez à ces deux cas urgents.
11:28 Publié dans VILLAGE DE ZONGO PERIPHÉRIE DE OUAGADOUGOU | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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