26.01.2009

URGENCE POUR LES FEMMES BANNIES DE LEURS VILLAGES REFUGIÉES A ZONGO

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Natacha Kouman Rigal rentre de sa mission à Zongo.

Hier, lors de la Réunion du Bureau de l'association, elle nous a communiqué le reportage photos pris pendant son séjour et elle nous a fait part de sa ferme décision de venir en aide aux femmes bannies réfugiées dans le village.

Les personnes qui ont entendu les conférences de Germaine Nikiéma savent ce que représente socialement et affectivement cette exclusion sociale.

Nous vous le précisons. Ces femmes coulaient des jours paisibles dans leurs villages respectifs, puis elles sont devenues veuves et une femme seule au Burkina Faso se retrouve singulièrement dépourvue de valeur et à la merci du pire qui finit par arriver. Un jour, quelqu'un de leur village vient à mourir et avant même qu'un diagnostic médical ait été posé, le chef et l'assemblée des sages du village décident que ce décès est dû à la sorcellerie pratiquée par une de ces femmes esseulées et que la femme doit être bannie à tout jamais.

La case et les affaires de la personne sont brûlées et la femme est chassée comme un animal malfaisant. Il est interdit à ses enfants, à sa famille, à ses amis de la rencontrer. Quiconque l'aurait connue doit passer devant elle sans un regard, ni une parole.

Sur le chemin du bannissement certaines meurent de chagrin, de faim ou de mauvaises rencontres. Certaines viennent échouer à Zongo où s'est constituée une association que nous aidions de façon pas assez ciblée par des dons de céréales, des soins médicaux gratuits en cas de besoin... La moindre des choses en somme.

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Antoine, le Coordonnateur du centre d'alphabétisation, et les salariés de l'association leurs témoignent leur solidarité et leur amitié. Il va falloir passer, nous apprend Natacha, à une aide urgente et précise:

Le quartier de Zongo va être loti. Cela veut dire que les personnes installées sur des parcelles concédées par le chef du village mais qui ne se sont pas acquittées des droits administratifs pour construire sur la parcelle qu'ils occupent seront prochainement chassées sans ménagement. Cette nouvelle menace pour ces femmes déjà meurtries par la vie est intolérable. AIDEZ-NOUS A LES RENDRE PROPRIÉTAIRES DE LEURS PARCELLES ET A CONSTRUIRE DES BÂTIMENTS PLUS ADAPTÉS A LEURS VIEUX JOURS.

Commentaires

Chers partenaires

Nous remercions à Natacha Kouman et au bureau de l'association pour le compte rendu de la situation de ces femmes agées et veuves qui est très préoccupante et merite une attention particulière.
Nous completons que l'Association Burkinabè des Femmes Agées et Veuves est composées de 150 femmes agées et veuves vivant dans des conditions déplorables; marginalisées pour accusations de sorcelleries ou n'ayant pas eu de remariage après le décès de leur mari.
Décidées de se prendre en charge dans la conduite d'activités génératrices de revenus . Depuis sa création en 2005 et reconnu officiellement en 2007 sous le récépissé n 2007-074 / MATD/ SG / DGLPAP / DOASOC ; l' ABFAV à entrepris la production de soumbala à partir des cotisations des membres .
L'activité bénéfique n'engendre pas de revenus par l'insuffisance du fond de roulement mais surtout la quasis absence de materiel de production ; transformation ; sechage et conservation. Aussi le bénéfice d'un appui en la matière favorisant une intensification de l'activité; contribuerait à une amélioration de conditions de vie des membres et à l'atteinte d'une autonomie financière à long terme de l'association. Au sein de l'association ; la cohésion des groupes est faite et souhaite le declenchement de l'activité.
Engagées pour une métrise de leur secteur; la mise en place de leur unité de production; la perfection de l'activité à travers l'écoulement; l'organisation de tout le système et methode de production.
Notre tache est de les accompager pour une autominisation de leur unité de production. Que leur unité acquis des marchés et partenaires à grand echelle et un des objectifs essentiel sera de partager l'experience vers d'autres localités dans divers provinces avec des consoeurs.
Merci de venir ensemble pour batir l'espoir de ces femmes agées et veuves qui vous attend.

SAWADOGO Antoine

Ecrit par : SAWADOGO Antoine | 07.02.2009

Bonjour Antoine,
Nous espérons être suivis par les adhérents de l'association dans ce nouveau projet qui est aussi un combat. En tous les cas, Natacha Kouman Rigal veut consacrer le quart des recettes de ses spectacles à l'aide de ces femmes.

Antoine Onadja Maldia se renseigne pour nous indiquer le montant des frais administratifs pour faire enregistrer leur parcelle afin qu'elles soient au moins chez elles à Zongo.

Peux-tu nous indiquer qu'est ce qu'elles fabriquent ? S'il s'agit d'artisanat, nous pourrions essayer de le leur acheter pour le vendre sur les marchés.
A bientôt. Amitiés à toi et à ta famille.

Ecrit par : Jean-Marc et Anne-Marie Bruel | 08.02.2009

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