27.11.2008

NOUS NOUS RÉJOUISSONS AVEC LES HABITANTS DE DAPELGO


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"Bonjour à tous.
J'étais au village le week end. J'ai fait un tour à l'école tout se passe bien. Je n'ai pas pu rencontrer le nouveau directeur ; il était absent, il avait une formation pédagogique dans une autre localité. Par contre j'ai pu voir son adjoint qui m'a rassuré que tout se passe bien.
Au niveau du village c'est toujours les récoltes, actuellement c'est le tour du petit mil. Globalement la saison ça va, a part quelques poches de terrain qui n'ont pas bien donné.
Vous avez la salutation cordiale de tout le village .
Bonne journée à tous.
Francis Sandwidi 
Responsable de la Construction de l'école de Dapelgo à Ouagadougou"
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CE COURRIEL SEMBLE ANODIN : IL S'AGIT EN FAIT D'UNE EXCELLENTE NOUVELLE. Si par hasard, nous avions oublié que la famine du début de cette année a fait des ravages parmi les populations, là-bas l'inquiétude des mois passés retombe à mesure que les greniers se remplissent et chacun accueille cette récolte avec soulagement.

20.11.2008

EN CETTE JOURNÉE INTERNATIONALE EN FAVEUR DES DROITS DES ENFANTS NOTRE ASSOCIATION PREND PARTI

D'ICI NOUS N'IMAGINONS PAS LE POIDS DE LA TRADITION

et nous évaluons mal la fragilité de ces fillettes, l'apprentissage de la soumission, de la discrétion et du silence auquel elles sont soumises dès leur plus tendre enfance.

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NOUS APPRENONS AUX MÈRES A RELEVER
LA TÊTE ET A EXPRIMER LEUR PROPRE
VISION DE L'AVENIR POUR PROTÉGER
LES PETITES FILLES.

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Des intervenants bénévoles viennent leur parler de sujets souvent tabous : les ravages que font le VIH, l'excision, les mariages forcés et précoces, les grossesses répétées et non désirées....

Les salariés du centre d'alphabétisation relaient ces informations et aident au cheminement de ces idées dans l'esprit de ces mères et de leurs maris chaque fois qu'ils se déplacent !

12.11.2008

GERMAINE NIKIEMA SE BAT POUR LA CONDITION DE LA FEMME

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GERMAINE NIKIEMA, ENSEIGNANTE

A OUAGADOUGOU AGEE DE 40 ANS, SE BAT

POUR LES FEMMES ET LES ENFANTS DE SON PAYS.

Le stage de pédagogie du français que Germaine a commencé en septembre, tire à sa fin. Avant de rentrer dans son pays, elle tient quatre conférences dans divers points de l'Aveyron, autant de cris d'alerte et d'appels à la solidarité.

"La situation économique, sociale, politique et culturelle reste encore marquée par des inégalités hommes et femmes. Les hommes restent les décideurs, ils maintiennent la femme dans un statut de quasi esclave. Prise entre les lois et les traditions, son émancipation ne peut venir que par une indépendance économique et le droit à l'instruction".

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"J'ai connu" explique-t-elle "la détresse d'être une jeune veuve et de me trouver démunie. Etre une femme sans mari en Afrique, c'est ne plus exister. A la mort de mon mari il y a 10 ans et 8 mois, on m'a tout enlevé, c'était mourir ou me lever pour me battre pour mon fils de 4 ans et moi-même. Je m'en suis sortie et depuis j'ai crée une association pour l'éveil des femmes et des enfants vulnérables et pour l'éveil et le changement des mentalités. Je milite avec un groupe de femmes et de professionnels de la santé pour le planning familial, en équipes nous nous rendons jusque dans les petits villages de brousse.
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La loi fondamentale consacre l'égalité entre homme et femme et les textes juridiques en font la promotion. Malgré tout on observe encore la prééminence des règles et pratiques coutumières dans la vie de la femme burkinabé qui reste sous la tutelle de l'homme.

Il existe au Burkina Faso les lois appropriées au niveau régional, national et international qui constituent des cadres favorables à l'épanouissement de la femme tels que la réorganisation agraire et foncière, le code des personnes et de la famille, la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard de la femme, la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples. On relève des insuffisances et des inégalités dans l'application de ces cadres juridiques du fait du niveau élevé de l'analphabétisme qui touchait en 2003 87,5 % des femmes et du déficit d'information sur certaines pratiques de violence diverses dont elles sont victimes. Ces violences faites aux femmes sont le mariage forcé ou précoce, le harcèlement sexuel, le viol conjugal, le bannissement total de la famille et de la communauté pour faits de sorcellerie dont sont victimes les femmes isolées dans les villages appelées "mangeuses d'âmes"."

L'excision reste une pratique courante. Germaine et ses amies militantes estiment qu'entre 75 et 80 % des femmes de plus de 30 ans sont excisées. Il y a quelques jours encore à Ouagadougou une petite fille en est morte. L'exciseuse a été emprisonnée et ses parents ont été condamnés à une forte amende. "Sur un plan sanitaire des efforts ont été faits mais le combat est titanesque pour libérer les petites filles de cette pratique rétrograde inhumaine qui affecte leur état physique, moral et mental. On considère que l'excision pratiquée par de vieilles femmes est commanditée par les hommes et ce malgré l'implication des chefs religieux et de certaines autorités coutumières.

Il est observé un taux de prévalence du VIH sida plus élevé chez la femme que chez l'homme. La polygamie, autorisée par la loi favorise la propagation du VIH et les Infections Sexuellement Transmissibles. Pour ce fait des actions tous azimuts sont menées pour sensibiliser la femme dans la prise en main de sa sexualité et le contrôle des naissances.

En conclusion, je rappelle les grandes orientations pour la promotion de la femme. Il y a six programmes d'actions prioritaires pour promouvoir la condition de la femme.

 

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  1. L'amélioration du statut social et juridique de la femme.
  2. La promotion de l'accès des femmes aux sphères de décision.
  3. La promotion de la santé de la mère et de l'enfant.
  4. La réduction  de la pauvreté des femmes par l'octroi de micro crédits.
  5. L'arrêt total de la discrimination et des violences faites aux femmes.
  6. La scolarisation des filles.

La finalité de ces plans d'actions est d'une part de mieux organiser les différentes interventions et de créer une synergie entre elles et d'autre part de les rendre plus visibles publiquement concourant à l'amélioration du statut social de la femme.

 

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Enfin, je voudrais arriver avec toutes les autres femmes qui oeuvrent pour l'émancipation de la femme à changer les mentalités en alphabétisant les petites filles car c'est à l'école que l'on pourra atteindre nos objectifs, malheureusement les filles sont moins scolarisées même si l'école est obligatoire jusqu'à 16 ans.

Je lance un cri d'appel, de coeur pour tous les partenaires au développement et pour toutes les bonnes volontés à faire un geste humanitaire envers les associations qui améliorent la vie de mes compatriotes : mères de familles trop nombreuses, veuves et orphelins, filles enlevées de l'école trop tôt pour gagner la nourriture de leurs familles ou pour se marier etc...".

 

05.11.2008

QUAND IL EN VA DE LA SURVIE ALÉATOIRE D'UN ENFANT...

LE PETIT ERNEST SANDWIDI N'A JAMAIS

 ETE EN BONNE SANTE DEPUIS

SA NAISSANCE EN FEVRIER 2005

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Ernest dans les bras de son papa avec sa soeur jumelle Ernestine.


L'association finance ses soins médicaux depuis toujours. Actuellement, Ernest est sujet à des syncopes nocturnes et son père n'a pas la possibilité de le conduire à l'hôpital. La famille n'a pas eu les moyens de remplacer la mobylette qui lui a été volée il y a quelques années. Cela risque d'être fatal à Ernest. Dans le quartier de Nagrin, lointaine banlieue non lotie de Ouagadougou où vit la famille aucun taxi ne se déplace la nuit.

Nous sommes parfaitement conscients, Jean-Marc et moi-même, des urgences en cascade dont nous vous faisons part au fil des semaines. Cette fois-ci nous devons trouver 600 € pour que la famille Sandwidi puisse acquérir ce moyen de transport vital pour qu'Ernest puisse être accueilli en milieu hospitalier chaque fois que cela est nécessaire.

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